« Berlusconi, maître des casseroles ». C’est le titre, peu aimable, il faut en convenir, qui orne la page 7 de Libération, d’ hier. Et le surtitre permet d’éclairer notre lanterne et de mieux comprendre l’allusion perfide contenue dans cette formule : « pots de vin, achats de voix, les affaires s’accumulent, pas les condamnations ».
En effet quand on dit de quelqu’un de façon allusive, « qu’il a des casseroles, qu’il traîne des casseroles », on entend par là que dans le passé il a été responsable de quelques affaires un peu louches. Que ce soit une faillite frauduleuse, des traites non payées, des accusations de corruption ou même de trous budgétaires dans des institutions dont il avait la charge.
Origine : Expression française du XXème siècle qui sortirait droit du milieu de la politique. En effet, celui qui traîne généralement les casseroles aurait certainement commis un acte malhonnête que ses adversaires font de leur mieux pour le rappeler afin de salir sa réputation. Le choix des casseroles serait effectué pour faire référence au tintamare occasionné par cette batterie de cuisine. Avoir des casseroles viendrait dit-on d'un jeu d'enfant qui consistait à attacher les casseroles à la queue d'un chien et le faire courir pour l'effrayer par le bruit effectué.
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