Son éventuel maintien en Libye serait extraordinairement difficile à concrétiser, relève-t-on de source diplomatique française. Il faudrait négocier sa situation dans le moindre détail, lui assurer une protection contre un acte vengeur, comme lui garantir de ne pas être inquiété par la justice internationale ou celle de son pays.
A cet égard, les précédents que sont en train de constituer l'ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, objet déjà de trois procès, comme Hosni Moubarak pour l'Egypte, reclus dans un hôpital, ne plaident pas dans cette direction.
Une des seules sorties possibles pour Kadhafi, "c'est les pieds devant", tranche, provocateur, un diplomate français sous couvert d'anonymat, en balayant tout autre issue à une guerre de plus en plus coûteuse et que vient de qualifier "d'impasse" le chef d'état-major interarmées américain Michael Mullen. Même si ce dernier continue de tabler à terme sur une victoire de l'Otan.