Pour les stoïciens, rappelons-le, philosopher ne consistait pas à jongler avec des abstractions, mais à apprendre à vivre et à bien mourir, qui sont d’ailleurs liés, puisque «bien mourir, c’est échapper au danger de mal vivre» (Sénèque).
Sur cette question capitale, différents camps se sont écharpés. Pour me positionner, je repensais aux derniers jours de Freud, à l’élégance stoïcienne avec laquelle il a quitté la vie, aidé par son médecin Max Schur et un cocktail létal.
Aujourd’hui, les noms ont changé: la ciguë s’appelle pentobarbital, le docteur Schur s’appelle Sobel, mais ces préoccupations éternelles demeurent.