Sans compter toutes les possibilités d'avancement, de mutation, de changement, etc., résultant du décès d'Ivan Illitch, chacun des ses amis se réjouissaient, comme il se doit, de cette mort, en songeant : "Quelle chance que ce soit lui et pas moi !"
"Il a soufflé sa chandelle, hein ! Et moi, je vis toujours !" constatait-on avec satisfaction.
Les proches connaissances, c'est-à-dire les prétendus amis du défunt, pensaient en outre - et sans aucune joie - à toutes les assommantes formalités mondaines dont ils allaient être obligés de s'acquitter, depuis la messe pour le repos de l'âme d'Ivan Illitch jusqu'à la visite de condoléances chez la veuve.