2. L’euphémisme L’euphémisme atténue l’expression des réalités choquantes ou pénibles. « Ma mère ne va pas tarder à aller sous les fleurs. » E. Hanska On peut la déceler par des indices contextuels, comme des éléments de l’histoire, ou des indices cotextuels. L’euphémisme cumule deux procédés. Il estompe la réalité désignée représentant en cela l’inverse de l’hyperbole et il dédramatise cette même réalité par un acte mélioratif. L’euphémisme est une figure dérivée en ce sens qu’elle se sert d’autres figures pour exister (métaphore, périphrase etc.). On peut très fréquemment donner à l’euphémisme la fonction d’estompage des tabous et des problèmes de société. On dira alors s’en aller au lieu de mourir, aller au petit coin au lieu de déféquer et prendre son plaisir au lieu d’avoir des relations sexuelles. On parlera aussi de quartier sensible ou de restructuration d’entreprise.