La fièvre de Macrine ne fait qu’augmenter. Grégoire comprend qu’elle en est à son dernier jour. Elle voit la mort en face, avec réalisme et sans aucun sentiment d’étrangeté. Elle ne craint pas de quitter cette vie et, jusqu’à son dernier souffle, elle médite avec une sublime intelligence sur ce qui, dès le début, a fait l’objet de son choix dans sa vie sur la terre: le divin et pur amour du Christ, la vie philosophique. Elle ressemble à un ange, sans attache dans la vie charnelle. En effet, sa pensée demeure dans l’impassibilité, l’apathéia; la chair ne l’entraîne pas dans ses passions.