Mais revenons-en à ma nouvelle distinction.
En la recevant, j'ai pensé à ma famille et à mon équipe, sans qui je ne serais rien bien sûr, mais également à cette petite remarque du non moins remarquable Gotlib le jour où il a reçu le Grand prix de la ville d'Angoulême (et peu de temps avant qu'il ne raccroche ses crayons, d'ailleurs) : "ça sent le sapin".
Et là, amis lecteurs, je suis pris d'un irrépressible frisson qui joue du xylophone sur ma colonne vertébrale.
Tous ces prix... Serait-ce le signe du Destin pour m'annoncer la proche calanche de ce bloârg ? Vais-je mettre les volets à la boutique ? Lâcher la rampe ? Rendre les clefs ? Dépoter mon géranium ? Avaler ma chique ? Filer mon dernier maillon ?
Ah, je sens que l'angoisse vous étreint, vous aussi.
Je repense à cette chanson de Dalida qui m'avait fortement impressionné quand j'étais gamin (la chanson, hein, pas Dalida !) et que l'on regardait Champs-Elysées le samedi soir en famille (et en pyjama). Elle hurlait à qui voulait l'entendre - et c'était difficile de faire autrement - de quelle manière elle voulait péter son lof :
Mourir sur scène...
Du coup, ça me fait réfléchir (oui, ça m'arrive)... Voudrais-je mourir le Pentel à la main, laissant inachevé un crobard que je vous concoctais, héroïque blogueur mort au billet d'honneur ?