Quand son grand François s'est tué en voiture, il a changé, Michel. Il est devenu plus sombre, plus pessimiste, moins gai-luron. Un coup sur la tronche comme ça, c'est normal, ça vous change la vie. Et puis il s'est enfin mis à écrire. Sérieusement, j'entends. L'apothéose, ça a été La Nuit, le jour et toutes les autres nuits. Et puis après, c'est malheureux, mais il a remercié son boulanger, et il a laissé un grand vide. Depuis on rigole moins. C'est sûr, c'est pas avec les clampins de la "Nouvelle Vague" qu'on s'est rasséréné... Et puis j'parle même pas d'la suite !