Finalement tout celui qui sort de sa chambre d’hôpital de Percy a intérêt de s’en aller discrètement sur la pointe des pieds sans crier gare ! Il pourrait éviter de croiser sur son chemin au moins des regards indiscrets qui vont le charger de diffusion d’informations alarmistes sur la santé du patient qui séjourne dans ce lieu.
De toutes les façons quand un cas aussi suivi au propre qu’au figuré se présente, on ne peut pas empêcher les spéculations de circuler même si la situation est bénigne. Pour le cas du président alité depuis une semaine, les mauritaniens ne seront édifiés sur la réalité de sa convalescence que lorsque l’homme blessé par balles reviendra au bled.
Quand il prononcera son discours à la veille de la fête du mouton, lorsqu’il reprendra ses jambes pour aller à son bureau. Dès sa descente de la passerelle d’avion, on saura si le chef de l’Etat est bien dans sa peau et qu’il a le moral au beau fixe. Pour l’instant les seules informations portent la marque de rumeurs.