Mon pote ’Mohammed’, brillant, mais avec un poil long comme le bras dans la main, m’avait fait élire délégué parce que j’étais comme lui un glandu doué, cependant plus respectueux des normes sociales. Lors des conseils de classe, il était frappant de voir comme Moussa et Mohamed bénéficiaient de la gentillesse et de la tendresse des profs (là ou Pierre et Jean étaient simplement qualifiés de branleurs).
Le résultat est que mon pote Mohammed, plus intelligent que moi de l’avis professoral, n’a pas dépassé le bac malgré ses notes supérieures aux miennes. Il n’a pas voulu. Moi, il a bien fallu que je cesse d’être un branleur pour arriver quelque part et, au final (il a fallu du temps,) cela s’est avéré plus payant.