Fuente de la expresión
web
Estructura completa
tirer [quelqu'un] au cul
Contexto
(1) Y'en a qui font la mauvaise tête, au régiment, ils tirent au cul, ils font la fête 1891.
(2) –A l'hôpital ? C'est bien le moment de tirer au cul. -Y tire pas au cul, mon lieutenant. Y a arrivé un sale coup au pansage 1891.
(3) toi qu'as p't'être ben servi dans les artilleurs de la pièce humide. "Que c'est pas vrai ; j'ai jamais morfondu dans les infirmeries. Bon pour les apprentis curés de tirer au cul au lieu de tirer à la cible. […]" 1899.
Tipo de fuente
dictionary
Autor
www.languefrancaise.net
Título de la fuente
tirer au cul & tire-au-cul ; tirer au c... loc.
Año
2013
Web
http://www.languefrancaise.net/bob/detail.php?id=8109#7711
Observaciones
Origines :


« Tirer au flanc / au cul »


Éviter le travail, les corvées


Ceux qui s'amuseraient à utiliser un flan comme munition d'un lance-pierres ou d'un canon auraient certainement de graves déconvenues ou bien pourraient en rester comme deux ronds de flan devant le résultat obtenu. Et pourtant, dans certaines lectures, l'orthographe de l'expression pourrait laisser croire que c'est bien de cela qu'il s'agit[1].

Cette expression nous viendrait du milieu militaire à la fin du XIXe siècle.
Dans une armée en ordre de bataille, il y a l'avant de la troupe, le front, là où ça chauffe, où il est possible de faire preuve d'héroïsme et/ou de mourir très rapidement, et les flancs (dénomination utilisée dans ce contexte depuis le XVIe siècle), lieux généralement plus calmes où il vaut mieux se trouver si on n'a trop l'intention de mourir bêtement pour une cause qui nous dépasse (sauf, bien entendu, quand un ennemi belliqueux décide d'attaquer aussi par les flancs, l'imbécile).
Celui qui se trouvait au front et qui, pris d'un besoin pressant (de se mettre à l'abri, pas d'autre chose), se déportait vers le flanc était quelqu'un qui cherchait à échapper aux principaux risques et qui était plutôt mal vu par ses petits camarades.

Par extension, celui qui se faufile en douce vers le côté pour éviter quelque chose de déplaisant, le paresseux qui veut en faire le moins possible, qui cherche à échapper aux corvées, est devenu le tire-au-flanc, sens qui s'est ensuite répandu très largement hors du monde militaire.

Et si, tirer au flanc, c'est essayer d'échapper à la corvée en s'échappant sur un côté, tirer au cul autre version plus vulgaire, c'est aussi se dérober, mais vers l'arrière cette fois.

Maintenant, j'en imagine bien certains qui se disent « j'ai bien compris pourquoi on parle ici du flanc ou du cul, mais pourquoi 'tirer' » ?
Eh bien cela ne vient pas du fait qu'on est à l'origine dans le milieu militaire et que celui-ci se fait un plaisir d'utiliser des armes à feu !
Pensez plutôt au verbe "se tirer" qui veut dire "s'éloigner" ou bien "s'enfuir". Il n'est pas aussi argotique qu'on pourrait le croire, puisque 'tirer' a eu le sens de "aller vers" ou "s'acheminer vers", comme Molière l'utilise dans L'étourdi, par exemple ("Tirons de ce côté") ou comme on le trouvait dans les locutions "tirer de long" ou "tirer de large" qui voulaient dire "s'enfuir".

http://www.expressio.fr/expressions/tirer-au-flanc-au-cul.php
Idioma
Français
Nivel de uso
Popular/Familiar/Coloquial
Marca dialectal
General
Frecuencia
Raro