Elle investit la blanchisserie des âmes non sans avoir passé au préalable un coup de balai. Etienne était atterré autant qu’abasourdi par la mort des créatures. Il écouta sa cliente déballer son péché, l’esprit ailleurs. Elle se sentait mal d’avoir encore planté des cornes à son conjoint. C’était toujours la même histoire, il n’y avait que l’amant qui changeait. L’abbé, de l’autre côté du guichet, revivait sa brève rencontre avec les Goozmes, loin de penser que ces derniers dormaient d’un simple sommeil cataleptique.
Tipo de fuente
webpage
Autor
BLOG DE NICO
Título de la fuente
ROMAN LIVRE 2 (41)
Año
2011
Web
http://nicolasgautun.wordpress.com/2011/06/
Observaciones
Origines :
A l'origine, il y a 'cornart' qui, au XIIIe siècle, veut dire 'imbécile' puis 'escorner' qui, au XVe siècle, veut dire 'ridiculiser'.
A cette époque et pendant encore longtemps, une manière très courue d'humilier, de ridiculiser quelqu'un était de le faire cocu et de le faire savoir (Edmond Rostand utilise le verbe "ridicoculiser").
La corne (qu'on entend dans les deux mots cités précédemment), c'était à la fois le sexe de l'homme et l'attribut qui désignait un homme ou une femme trompé.
Planter des cornes a une connotation sexuelle évidente.
Voltaire dit que les Grecs désignaient déjà par 'bouc' (donc porteur de cornes) le mari d'une femme très portée sur la chose, par comparaison avec les chèvres qui seraient très 'chaudes'.
Je n'ai pas vérifié pour les chèvres, mais à la réputation qu'on fait aux légionnaires, ceux-ci auraient donc des circonstances atténuantes, ne sachant pas résister aux appels langoureux de ces femelles constamment en rut.
http://www.expressio.fr/expressions/porter-planter-des-cornes.php