Souvent campé devant le petit écran, il n'en compare pas moins la télé à l'équarisseuse, chère à Jarry, où « chacun s'efforce de vendre sa salade et, surtout, de plaire... Moi, je préfère être estimé qu'aimé ». Ainsi conserve-t-il une tendre fierté pour son émission Bienvenue, créée en 1966, et qui lui a permis d'accueillir des personnalités aussi différentes que Jacques Duclos, Robert Boulin, « ce ministre qui s'est fait trucider », Aragon, Devos, Brassens, Michel Simon ou Duke Ellington. Un rêve de télévision réalisé sans fric (en juin 1970, il avait enregistré vingt-deux émissions en un mois), qui donne un sérieux coup de vieux aux plateaux criards du PAF.