L’Amérique est entrée dans une guerre où, comme le reconnaît le président Coolidge lui-même, elle fut obligée d’entrer. Mais le même homme d’État a tort d’assurer dans une partie de son discours qu’elle n’en retira que peu de profit.
En échange de dépenses qui ne l’entravent plus aujourd’hui, ce peuple d’industriels et de marchands, jusqu’alors mal protégé par une insignifiante milice, toujours menacé par le Mexique et surtout par le Japon qui voulait déverser sur lui l’excédent de sa population, est brusquement devenu par sa marine et son armée la première puissance militaire du monde. Le Japon, qu’il redoutait tant jadis, ne lui apparaît plus que comme un minuscule ennemi. L’Amérique n’aura qu’à étendre la main pour s’emparer des colossales richesses pétrolières du Mexique. Elle parle en maître à l’Univers et ne craint plus personne tandis que tout le monde la craint.